Retour

"Surveillance renforcée des arboviroses"

Cas suspects de dengue, chikungunya et zika

Le dispositif de surveillance épidémiologique renforcé du zika de la dengue et du chikungunya est reconduit. Il concerne tous les départements de la région Occitanie puisque l’implantation du moustique Aedes albopictus, appelé « moustique tigre » est avérée.

Ce dispositif, mis en place pendant la période d’activité du moustique (du 1er mai au 30 novembre), repose sur la détection précoce des cas importés dits « suspects ». L’objectif est de prévenir ou de limiter l’instauration d’un cycle autochtone de transmission de ces virus.

Tous les cas suspects de retour d’une zone de circulation de ces virus (cas importés) doivent faire l’objet d’un signalement nominatif sans attendre la confirmation biologique.

Ce signalement systématique permet, lorsque cela est nécessaire, une intervention d’élimination des moustiques autour des lieux de vie des patients.

Il est recommandé de rechercher simultanément les trois infections en raison de symptomatologies souvent peu différentiables et d’une répartition géographique superposable (région intertropicale). La prescription doit être accompagnée de la fiche de signalement et de renseignements cliniques.

Nous vous demandons de signaler sans délai à l’ARS tout cas suspect importé de dengue, de chikungunya ou de zika à l’aide de la fiche de signalement jointe en utilisant les coordonnées suivantes :

Courriel : ars31-alerte@ars.sante.fr
Télécopie : 05 34 30 25 86

En complément, il convient de demander à votre patient, s’il est virémique, de se protéger contre les piqures de moustiques afin d’éviter la contamination d’autres moustiques vecteurs et en cas d’infection par le virus zika de le prévenir du risque de transmission sexuelle.

Par ailleurs, à l’occasion de l’épidémie de fièvre jaune qui sévit actuellement en zone forestière au Brésil, et plus généralement en Amérique du Sud, nous vous rappelons que la fièvre jaune est à déclaration obligatoire dès la suspicion diagnostique que seul le CNR des arbovirus peut confirmer.